MISE A JOUR SEPTEMBRE 2003
(les chroniques sont listées par ordre alphabétique...)
7TH
NEMESIS/PUNISHMENT "split CD"
75/100
Death brutal
France/Autriche
On ne pourra pas reprocher à 7th Nemesis de rentrer dans le tas comme il le fait en introduction de l'album ; pas d'intro Dark Ambient à deux balles ! Donc voilà de petits français joliment hargneux et contents d'exprimer leur rage à travers cette punition sonore infligée à nos oreilles de masochistes. On retiendra surtout de la première partie de ce split le morceau " Blood Drops In Heaven " et ses sonorités tout d'abord ibériques, s'envolant dans une partie progressive jazzy jouissive et bien exécutée jusqu'à un embrasement Death brutal assassin. Death très efficace par ailleurs, intense et précis dans l'ensemble, mais on préfèrera l'avant-goût prog' du groupe mis en valeur sur ce dernier morceau, plus marquant, en espérant que 7thNemesis lui rende honneur par la suite et se démarque ainsi réellement dans une scène qui exige de la personnalité. C'est au tour de Punishment de se lancer sur des bases bien lourdes quoique dans un style assez traditionnel et sans grande prise de risque. Les tempos sont plutôt moyens et si la voix racle bien dans les graves elle n'accompagne pas des déchaînements musicaux insensés. En fait, Punishment sonne assez Rock'n'Roll dans ses structures, malgré un son Death typique. Pas trop de blastbeat ici, ce n'est pas réellement le style de la maison, ça roule tranquillement et on peut taper du pied allègrement ; et lorsque le groupe s'emballe on n'en est pas non plus à devenir hystérique - ça reste assez sage Le point fort de Punishment, c'est vraiment son feeling Rock'n'Roll, une bonne base pour ce groupe plaisant dont on entendra peut-être parler bientôt. Au final un split-CD intéressant qui mérite au moins une écoute curieuse.
Satha
http://www.skullfuckedprod.free.fr
ARKHAN
" Dead End "
CD 87/100
Black Death Metal
Switzerland
Excellente démo ! ! ! Je vous avais déjà assommé (voir mes précédentes chroniques de groupes suisses) en vantant la qualité d'ensemble des productions enregistrées par les compatriotes de Guillaume Tell (j'ai cherché un autre Suisse connu et je n'en ai pas trouvé). Je m'étais déjà longuement extasié (le mot n'est pas trop fort) sur les compositions enregistrées par les Fractal Point, Ever Since, Meridian, Aliengates et autres Ipsum. Derrière les stars que sont devenues Hellhammer / Celtic Frost, Samael et Messiah (personne ne citera Krokus), on a l'impression qu'une nouvelle génération de très bons groupes explosent dans ce pays. Je ne sais pas si c'est la rencontre de quatre cultures différentes qui fait que ces groupes sonnent plus originaux, plus pointus que la plupart des groupes européens actuels. Arkhan est composé de trois anciens membres d'Ipsum (voir la chronique de " Mystic evilution " uploadée il y a peu) et officie dans un registre Death Black de très haute qualité. Les cinq titres de " Dead End " sont tout simplement supérieurs à ce qui sort ces derniers temps tout y est quasi parfait : originalité, technique le tout sans aucune volonté d'en faire de trop. Sans aucun doute une des meilleures démo de Death de cette année.
Georges
AS
IT BURNS "Mortal Dusk"
CD 83/100
Death-Black Thrashy épique
Hollande
En activité depuis 1997, As It Burns tente de s'imposer avec un style moderne de Black/Death comme on en joue de plus en plus. Depuis quelques temps déjà le ton est aux mélanges de styles et pourquoi pas c'est une force supplémentaire que de laisser des voies ouvertes, surtout dans un milieu comme le Metal où les redites sont courantes et finalement toujours stériles (cf le True Black à l'heure actuelle). Mortal Dusk s'aborde tout d'abord sous un angle épique - la musique est rapide, souvent brutale, mis en valeur par une production solide. On note des touches de claviers aux sonorités parfois psychédéliques évoquant un peu le magnifique The Archaic Course de Borknagar et venant soutenir la frénésie de certaines parties très agressives (le morceau " Mortal Dusk "). L'aspect mélodique est bien présent et confère un caractère plus spécifique à l'album qui s'allège parfois dans des plans plus atmosphériques, plus lourds ou laissant place à une rêverie diffuse. La désormais inévitable teinte Thrash redore chaque note d'une énergie plus incisive, d'où un surcroît d'attaque, dans les riffs notamment. Les lyrics sont de peu d'intérêt, dont les thèmes récurrents - un Dieu inutile qu'on se plait à dire mort ou bien la noirceur des âmes humaines - forment une litanie hélas un peu vaine. Musicalement, le paysage est heureusement plus varié et l'on pourra broder par-dessus ses propres fantasmes d'épopées guerrières, stimulé par une avalanche de cris fondus dans les pointes de vitesse intermittentes des blastbeat et les roulements de la double pédale. En bref : un bon disque qui sait faire de petits détails instrumentaux une vraie force d'attraction. Recommandé.
Satha
http://www.coldbloodindustries.com
BEAST
OF
ATTILA CSIHAR
CD 80/100
Compile Black-indus
Hongrie-Norvège
Voilà ! Il était effectivement temps de rendre hommage à un grand personnage de la scène Metal : sieur Attila Csihar ! Un peu le Genghis Khan du Black Metal avec son timbre de voix si particulier et ses performances légitimement barbares. Leader du légendaire Tormentor, dont figurent ici deux morceaux de 1987/88, Attila n'a pas arrêté ses méfaits à une seule légende du Black Il fut effectivement le chanteur charismatique de l'historique " De Misteriis Dom Satanas " de Mayhem - difficile de faire mieux ! Mais nous avons affaire à un personnage complexe et surtout à un passionné. Il explore donc d'autres terrains de la musique en créant le pointu Aborym, mélange venimeux de Black et d'Indus/Hardcore, une mixture fort réussie qui fait un peu écho à cet autre projet, le non moins brillant (mais plus brutal) Anaal Nathrakh. Ce best of permet de découvrir aussi la facette plus électro de l'artiste avec des morceaux de l'étrange et fascinant Plasma Pool ou encore Professor Fate, encore un domaine dans lequel Attila fait montre de son talent et de son éclectisme, ainsi que de sa formidable maîtrise d'une voix incantatoire et mutante créée pour les styles les plus tordus, les plus dérangeants. L'ambiance est toujours au rendez-vous, les morceaux s'enchaînent et l'on retrouve chaque fois la griffe particulière de l'artiste. On est loin, je pense, de connaître l'étendu du potentiel de Csihar, ce best of est donc l'occasion d'un hommage et tout à la fois d'une redécouverte du talent d'un pilier de la scène qui, espérons-le, n'est pas près de mettre une bride à sa créativité !
Satha
BERSERK
INC. " The Great Alliance "
Self Released CD 78/100
Space Death Metal
Germany
Berserk Inc est un " one-man project " et comme souvent (en fait à chaque fois, Death étant la seule exception), je me demande pourquoi de tels projets personnels existent. Pourquoi se taper tout le travail, alors qu'il est plus simple et plus agréable de se répartir les tâches ? Excusez-moi le rapprochement, mais c'est un peu comme la branlette du solitaire, c'est bien un temps (et encore ), mais c'est quand même légèrement plus agréable de se faire aider ! Revenons à Berserk Inc. Ce projet a vu le jour en Allemagne et ce " The Great Alliance " est déjà la troisième réalisation de Gregor Theado. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il se débrouille assez bien. Je ne me souviens pas d'album solo aussi convainquant que celui-ci. Avant tout, G. Theado a de bonnes idées et parvient intelligemment à les mettre en musique. Son Black/Death composé principalement sur des lignes de claviers sonne assez bien et, même si l'album est un peu trop long, il s'avère de loin supérieur à pas mal de 'space opera' enregistrés ces dernières années. Les parties vocales sont assez valables et l'ensemble se laisse donc écouter sans aucun déplaisir. A moins que ce ne soit l'équivalent germanique de notre Rémi Bricka, je ne pense pas que nous aurons jamais la chance de voir Berserk Inc en concert mais ce n'est pas une raison pour passer à coté de ce " The Great Alliance " finalement beaucoup plus intéressant qu'il n'y paraissait à première vue.
Georges
BLACK
FUNERAL "Belial Arisen"
CD 70/100
Black old school
USA
Allez, voilà-t-y pas qu'on a encore ouvert le caveau le plus nauséabond du cimetière Black Metal de la ville ! Celui où dormait l'infâme Black Funeral, dans ses vapeurs caustiques. Déjà coupable de trois albums, le groupe nous ressort des enregistrements de 1996 dont on ne peut nier qu'ils sont authentiques, jusque dans le son totalement pourri de l'album, mais vous avez l'habitude n'est-ce pas ? Faut assumer hein, sinon faut revenir à la Pop... Bref, Black Funeral fait l'offrande de sept morceaux ultra sombres et surtout ultra primitifs. Comme du vrai Black en fait. Les tempos sont soutenus et souvent très linéaires ; on oscille entre chevauchées sur fond de blastbeat et passages lancinants, guidés par une voix lointaine et raclée bien sûr ! Parfois la rythmique se fait très old school et véloce façon Darkthrone (oui je sais, encore une fois ). Bref, on n'est guère dépaysé. " Belial Arisen " peut offrir tout ce dont rêve l'amateur de True Black : toute la douceur d'un Black enragé et morbide, toute la finesse d'une production enregistrée et mûrie en cave, l'intérêt encyclopédique d'un univers sympa basé sur des histoires de vampirisme, un véritable brouillard musical. " Pure Black Metal based on Lycanthropy, Vampyrisim and the Image of Demonolatry " disent-ils. On ne va pas les contredire, il semble évident que les Teletubbies ne figurent pas dans les thèmes abordés par le groupe. Cet album aux relents de champignons moisis possède toutefois le charme des nobles pourritures. La musique plutôt poussiéreuse lui donne un cachet vénérable et en charmera certainement plus d'un. Noir, répétitif, spontané, du Black, du vrai, avec un pedigree authentique, revoilà donc Black Funeral, pas transcendant mais True (heureusement que ce mot existe). Ah oui au fait, l'album ne dure que 30 minutes
Satha
http//www.behemothproductions.cjb.net / Masterpiece Distribution
BYATIS
"In the Dark Abysses of Memory"
CD
Death brutal technique
France
Ouaiiiiiiiiiiiiis, un groupe français ! Et pas mauvais en plus ! Fondé en 1997, le groupe a déjà derrière lui quelques démos et voilà donc leur premier album. Byatis annonce assez vite la couleur avec cet album : leur batteur est globalement plutôt à l'aise derrière ses fûts, alors on ne va pas faire du sur-place. Deux voix, l'une grasse, l'autre plus aiguë, se donnent la réplique dans des compositions alambiquées où l'on ne cède pas à la brutalité pour la brutalité. Les morceaux sont aérés de solos et de passages plus mélodiques, ce qui n'empêche pas la horde de se lancer régulièrement dans des accélérations imparables, à l'assaut de plans réellement brutaux. Byatis, fort de la technique de ses quatre membres, ouvre des perspectives plus complexes évoquant un peu Death, quant à certains riffs ils peuvent faire penser à du Nile exilé de ses terres égyptiennes (il était inévitable que l'influence de ce groupe se fasse sentir un jour ou l'autre). La production est vraiment à la hauteur (cet album est tout de même une autoproduction !), les guitares tronçonnent des riffs bien dodus que découpe en copeaux la batterie, pour une cuisine Death finalement très digeste et surtout intéressante. Avec leur pochette surréaliste à la Dali, Byatis mérite qu'on s'intéresse à eux, ne serait-ce que pour la personnalité de leur musique et aussi pour soutenir la scène Metal française qui donne le jour à des formations de plus en plus prometteuses. A suivre donc, et à vous d'y prêter une oreille, d'autant plus si le style vous intéresse.
Satha
http://www.skullfuckedprod.free.fr
CULT
OF LUNA "Cult Of Luna"
CD 92/100
PostHardcore/Metal
Suède
Sorti à l'époque dans la plus grande des discrétions (en 2001), le premier album du même nom que son procréateur "Cult Of Luna" avait été pressé à 2000 exemplaires (seulement !!) par le label anglais Rage of Achilles Records. Cette réédition d'aujourd'hui (août 2003) par Earache - après le succès plus que mérité du deuxième album "The Beyond" - nous permet de (re)découvrir ce mélange voluptueux de puissance, harmonies et ambiances éthérées. Les toutes premières notes de "The Revelation Embodied" - morceau hypnotique s'étirant sur plus de 7 minutes - nous plongent d'ores et déjà dans l'océan atmosphérique généré par ces six créateurs d'ambiances lourdes et oppressantes Les diverses influences sont dès lors aisément perceptibles : Neurosis pour la période courant de "Enemy Of The Sun" à "Times Of Grace" (en beaucoup plus Metal), Isis (en particulier le premier album "Celestial"), Converge (en plus lourd et plus pesant) et même le vénérable projet Godspeed You Black Emperor (ayant en commun avec ce dernier, l'utilisation d'instruments atypiques en Hardcore, tels le piano et le violon ). A une production presque sans faille sont associées une profondeur et une orchestration quasi-parfaite des huit compositions, demandant alors une immersion complète de l'auditeur (pour apprécier toutes les finesses musicales explicitées, les arrangements étant de plus des plus admirables). Entre autres preuves, le titre "Dark Side Of The Sun", instrumental abyssal nous conduit à "Sleep" (narcotique bienfaisant), s'écoulant lascivement pendant 14 minutes "The Beyond" s'inscrit alors dans la continuité du génie du combo suédois.
Ph.
http://www.earache.com / Zomba
DEJECT
"As Our Days Come To Pass"
demo CD-R 59/100
Death/Thrash Metal
Norvège
Avant toute chose, il est nécessaire de préciser que les quatre
compositions originales de ce quintet norvégien Deject sont en ligne
et téléchargeables dans un format mp3 de bonne qualité
sur leur site Web officiel. A la recherche d'un label pour la production d'un
tout premier album et de dates de concerts, cette démo autoproduite originelle
est distribuée uniquement par le groupe lui-même aux contacts professionnels.
La première plage "Nothing New" ouvre le bal macabre par une
rythmique entêtante - presque Indus
-, une guitare au son gras et
une voix d'outre-tombe à tendance Death Metal classique - particulièrement
bien modulée, chose qui n'est pas aisée dans ce style, avouons-le.
Les trois compositions suivantes sont dans une même veine, puisque s'enchaînent
riffs Death et Thrash, sans grande surprise et sans une très grande originalité.
Il me vient en tête un nombre incalculable de formations - underground
ou ayant, il y a longtemps, remplies quelques salles dignes de ce nom - qui
pourraient se vanter d'avoir grandement influencé ces tout jeunes scandinaves
(et un français
Stephan Lemercier from France). Les diverses influences
sont en effet perceptibles dès la première écoute
Je vous laisse le plaisir incommensurable de les découvrir.
Ph.
DEMONIZED
" Demonized "
CD 77/100
Furious Death Metal
Mexique
Sentiment mitigé à l'écoute de ce premier album composé par les chicanos de Demonized. Enregistré en janvier 2002 et originalement prévu sur Evil Vengeance Records, il aura donc fallu pas mal de temps avant que ce " Demonized " ne voie enfin le jour grâce à Osmose Prod. Pris séparément, les neufs titres de cet album (avec " Wardemonic Sodomy " et " Magick Onscure " comme moments forts) vous feront passer un bon moment et il y a fort à parier que si vous en écoutez un ou deux titres de temps en temps, vous aurez le sentiment d'avoir un top album entre les doigts. Malheureusement Demonized ne tient pas la longueur et s'essouffle finalement assez rapidement. A peine arrivé à la moitié de l'album, on a la désagréable impression que Demonized a déjà brûlé toutes ses cartouches et commence à se répéter lourdement. Pourtant, avec des membres de Disgorge et Ravager, on ne peut pas dire que Demonized ne sait pas comment s'y prendre C'est juste que l'ensemble manque encore d'idées pour vraiment épater la galerie. Ne vous méprenez pas, " Demonized " est quand même un bon album, mais c'est plus le genre de sortie qui assure un fond de catalogue intéressant qu'une production de pointe.
Georges
http://www.osmoseproductions.com
DISFEAR
"Misanthropic Generation"
85/100
Punk/Rock'n Roll Death Metal
Suède
Souvenons-nous de la participation récente de Tomas Lindberg (At The
Gates, The Crown
) à l'enregistrement d'un titre (The Sadist Nation)
pour le dernier album en date du groupe yankee Darkest Hour, évoluant
dans un style Hardcore/Death à la teinte "Suédoise".
Aujourd'hui, le maître - alias T. Lindberg - continue l'expérience
musicale avec l'une de ses formations tirant beaucoup plus vers le Punk, le
Hardcore, voir même le Rock'n Roll, sans pourtant renier ses racines Death
Metal. En effet, qui pouvait croire que son chant si caractéristique
- reconnaissable entre tous - était parfaitement adapté à
du pur concentré Rock façon Motörhead ???!!!... Ce sont 12
titres agressifs primaires - mais si jouissifs - pour une moyenne de 3 minutes
3 secondes par morceau (soit un album court, direct, rentre-dedans) -, à
la construction classique de tradition "Punk is not dead" (contrairement
à ce que disait Zeni Geva
), mais au son propre et caractéristique
du Death Metal suédois, qui constituent ce quatrième opus enfanté
par nos quatre nordiques. Le tempo ne descend jamais d'un iota, restant proche
de l'allegro. Certains riffs en viennent même à nous rappeler du
Metallica de la toute la première heure (The Final Of Chapters), version
"Kill 'Em All", correspondant à leur meilleure époque
aux dires de certains puristes. Une écoute répétée
de cette petite bombe ne peut en aucun cas nuire à votre ouverture d'esprit
Ceux qui auront la chance de voir Disfear en première partie d'Entombed
(pour l'ensemble des dates de ce dernier en Europe), feront, j'en suis sûr,
des jaloux.
Ph.
http://www.relapse.com / Petting Zoo Propaganda
DIVINE:DECAY
"Maximize The Misery"
CD 78
Bay Area Thrash
Finland
Cette année 2003 aura été une année de changement pour l'écurie Osmose Productions. Le label français, qui ne jurait auparavant que par le Black ou le Death Metal, se lance en effet depuis peu dans la production de groupes évoluant dans des styles différents. Toujours Metal, mais assurément différents... Dans le cas présent, c'est aux finlandais de Divine:Decay que nous avons affaire. Décrire leur musique n'est pas une corvée puisqu'il s'agit tout bêtement de Thrash estampillé "Bay Area". Certains riffs tirent vers le Heavy, d'autres vers le Death Metal (avec toujours un sound bien scandinave), mais en gros, ce n'est certainement pas grâce aux variations que le groupe se démarquera. "Qu'ont-ils donc d'intéressant?" me demanderez-vous... Et je serais tenté de vous répondre: "Franchement, pas grand-chose. Si vous avez entendu Testament et Xentrix, vous avez entendu Divine:Decay...". Mais ce genre de musique est tellement plaisant en soi qu'il n'a pas besoin de mille artifices pour se laisser écouter. Du moment que c'est joué avec conviction et que l'enregistrement est propre, comme c'est le cas ici, ça accroche et ça plaît, même sans être novateur. Ce n'est pas plus chinois que ça... Je ne dis pas qu'ils pourront nous refaire la blague plusieurs fois, mais comme coup d'envoi, c'est quasiment imparable...
RNO
http://www.osmoseproductions.com
EROS
NECROPSIQUE " Crise de Lucidité "
CD 50/100
Dark-gothique atmosphérique décadent voire comique
France
" Je fais glisser en toi mon organe de vie, mon organe de mort, mon organe d'envie " C'est par ces mots que commence cet album et c'est aussi par eux que la vérité éclate : oui ! C'est bien du Eros Necropsique !!! Chroniquer un tel CD est une sorte de défi si l'on n'est pas dans l'esprit du groupe, et je dois avouer que c'est totalement mon cas : Eros Necropsique me fait rire depuis que j'ai découvert cette voix grandiloquente et ces textes en français qui tentent de renouer lourdement avec une poésie ouvertement baudelairienne. Influences mal digérées d'une adolescence perturbée ? OK, j'arrête. Mais c'est quand même difficile Si musicalement " Crise de Lucidité " est varié et joliment influencé musique médiévale, si les instrumentations sonnent justes, il demeure toujours que le projet est totalement imprégné de la personnalité de son leader et c'est là qu'il faut s'accrocher Comment apprécie-t-on une telle musique ? Je ne sais pas. Déjà il faut aimer le sordide pour le sordide, les histoires de sexe, de menstruation, de mort, bref le " goth'pack intégral ". Aimer entendre hurler avec conviction " Je suis nécrophile ! Je suis nécrophile !" Non, désolé Là, moi, je m'écroule de rire. Je m'excuse auprès des fans. Soyons informatifs, au moins : une piste vidéo est dispo sur le CD et vous pourrez voir des extraits d'un live avec des femmes s'embrassant sur scène. Yeah ! Metal ! Sauf que la vidéo n'est même pas synchro et consiste en un assemblage d'extraits montés à l'arrache. Ah oui, ce CD est le 3e du groupe. Le 4e est déjà fini et bientôt le 5e verra le jour. Bon courage ! La note ne veut absolument rien dire, si vous aimez le groupe c'est tout bon pour vous, les autres peuvent toujours essayer mais quand même enfin bon, voilà. Appelons ça une exception culturelle, pour faire euphémique.
Satha
GOLEM
" Death Never Dies "
CD 81/100
Death Metal
Italie
Fondé en 1999, Golem était, à l'origine, composé de musiciens essentiellement axés vers le Heavy Metal. Les premières compositions du groupe étaient d'ailleurs orientées vers un son old-school Heavy Metal où les parties de guitares à la Iron Maiden et Judas Priest se taillaient la part du lion. Les multiples changements de line-up entraînaient l'arrivée de nouveaux membres et un changement d'orientation dans la ligne musicale. S'appuyant toujours sur un duo de guitaristes digne de ce nom, Golem officie sur les sept titres de ce premier album (qui est une version remasterisée de la démo du même titre enregistrée en 2002) dans le registre Heavy/Death Metal mélodique. Donc, si on prend une base Heavy Metal avec grandes envolées de guitares à la Maiden couplée à une approche Death Metal assez violente et rapide, on aboutit à quelque chose d'assez proche de Children Of Bodom. Comme l'avait déjà signalé RNO dans sa chronique de la version démo de " Death Never Dies ", il ne manque vraiment pas grand-chose à Golem pour faire partie de la cours des grands. Le manque d'originalité du concept étant largement compensé par les qualités d'écriture et d'interprétation de Golem.
Georges
http://www.diamond-prod.com / Adipocere
HARDCORE
SUPERSTAR " No regrets "
CD 75
Rawk'n'Roll
Sweden
Bien qu'il sonne fort différent de son prédécesseur, " No Regrets " n'en est pas moins un excellent nouvel album que tout fan du jeune groupe prodige se mettra sous la dent en mugissant de plaisir. Au rayon changements, nous nous devons de mentionner cet étonnant côté Punk/Rock - limite Pop - presque estudiantin dont le groupe abuse sans pour autant oublier que c'est au son du bon vieux Rock'n'Roll qu'ils ont été bercés durant toute leur enfance. Le cocktail est assurément explosif, mais il fera des perplexes, j'en suis sûr... Il est vrai qu'une certaine niaiserie se dégage de nombreux morceaux, mais le groupe a généralement su contenir sa joie afin de ne pas tomber carrément dans la ringardise. Bien que on pourrait débattre un sérieux moment sur le sujet. Mais je ne suis pas là pour faire dans le sarcasme. Cet album est sympa, bien produit et finalement, n'est-ce pas l'intention qui compte ?
RNO
http://www.music-for-nations.co.uk / Zomba
HIEMPERIUM
" Le Déclin "
Self-produced CD 78/100
Black Metal
France
" Le Déclin " est, si je ne me trompe pas, la seconde auto-production de ce jeune groupe français. Hiemperium est né de la rencontre de musiciens totalement dévoués au coté obscur du Black Metal et qui comme beaucoup d'amoureux du genre, ce sont dit pourquoi pas nous ? Hiemperium officie dans un Black Metal à la fois mélodique et haineux ; les compositions sont longues et plutôt fouillées. Les changements de rythme sont assez nombreux et les arrangements assez bien ficelés. Ma première impression n'était pas trop positive, mais je reconnais que le concept gagne à être écouté attentivement. Bien sûr, certaines parties sonnent un rien clichés et l'ensemble manque parfois de cohésion, mais les neuf titres (bien qu'il n'y en ait que six de renseignés sur le livret) ne manquent pas d'un certain charme. Les parties de synthés sont un poil trop présentes dans le mix final et les vocaux féminins sont vraiment hésitants. Le tout est pourtant agréable à l'écoute et la qualité des compositions et des vocaux masculins font de cet album autre chose qu'une autre auto-production de plus sur le marché du Black Metal. Ce n'est pas encore exceptionnel mais c'est mieux que la moyenne des productions du genre et je reste persuadé que le meilleur reste à venir.
Georges
HOODS
" Pray For Death "
CD 78/100
Hardcore
USA
Et encore une production HxC sauce "old-to-new-school" qui ravira les inconditionnels du style tough! Ne cherchez pas l'originalité dans ce disque, il n'y en a guère, mais l'efficacité est au rendez vous : mosh parts détonantes qui se suivent à un flot sans concession, riffs métal saignants et voix à vous inciter à tuer vos voisins sont au programme. Dès le premier titre ça envoie sévère, et ce pendant 14 titres et 25 minutes de pur " Brutal NY style " dans la veine de Clenched Fist. Il faut dire que ça 6 ans que les gars de Hoods font parler d'eux dans leur région et ce premier album sorti chez Victory est à la hauteur des promesses tenues. La production est relativement propre, la pochette est assez sympa puisqu'il s'agit du pit en cartoon. On retiendra surtout le côté malsain de la voix du chanteur qui est assez particulière et le titre " E Pugne Limpio ", titre assez fun et punk rock. Les thèmes abordés quant à eux sont assez (voire très) récurrent au Hardcore US, avec quelques titres à limite de la propagande straight edge comme " heroin sick ". Bref un bon album à classer aux côtés de Terror, Shattered Realm et autres sorties du même acabit que nous a offertes la scène américaine récemment.
http://www.victoryrecords.com / Hard Life Promotion
HOUWITSER
" Damage Assessment "
CD 66/100
Brutal Death Metal
The Netherlands
C'est sûrement quelque chose de personnel, mais je ne suis jamais parvenu et je ne parviens toujours pas à vraiment accrocher à la musique d'Houwitser. Alors que d'autres groupes néerlandais de brutal Death Metal tels que Monolith DeathCult, Katafalk, God Dethroned ou plus loin en arrière Gorefest ou Occult m'ont toujours bien branché, Houwitser ne m'a jamais vraiment fait craquer. C'est stupide, mais j'ai toujours eu l'impression avec les trois précédents albums (deux sur Displeased et le troisième déjà sur Osmose) d'écouter Sinister version produit blanc. Impossible pour moi de me départir du sentiment qu'on remplit un album d'Houwister avec les compositions jugées trop faibles que pour être reprises sur un album de Sinister. Étonnement, la presse hollandaise, pourtant toujours très critique (surtout à l'égard des groupes étrangers) ne semble pas se lasser d'encenser les albums du groupe ; même l'éprouvant " Rage Inside The Womb " (déjà sur Osmose) trouvait grâce aux yeux de nos voisins du Nord. " Damage Assessment " est donc un poil plus intéressant que son prédécesseur le concept a légèrement changé, les samplers de film d'horreur ont été remplacés par des tirs de mitraillettes qui collent d'ailleurs assez bien avec l'imagerie du groupe et à la pochette du nouvel album. Pas vraiment du très subtil, ni du très intelligent donc ni conceptuellement, ni musicalement. Tellement loyal envers les racines du Death Metal, Houwitser oublie souvent d'y apporter un minimum d'originalité. Un petit 66 % pour nos terroristes du Death Metal.
Georges
http://www.osmoseproductions.com
IN
SLUMBER "Stillborn Rebirth"
CD 86/100
Death-Black-Thrash mélodique
Allemagne
Composé
de deux membres, y compris Wolfgang Rothbauer aka le chanteur de Thirdmoon,
In Slumber s'adonne à l'exercice périlleux du mélange de
genres, déclinant à travers Stillborn Rebirth des influences diverses
: si le groupe est promu comme un projet de Death mélodique, la rapidité
de certains riffs (mis en valeur par une production claire et puissante) évoque
immédiatement des sonorités Black Metal, quant aux passages plus
lents ils sonnent effectivement Death mais sont teintés d'une énergie
Thrash fort appréciable ; quand In Slumber lève un peu le pied
sur la brutalité on se retrouve alors face à des passages épiques
aux mélodies majestueuses et tristes, bien dans le style Black.
Pas de répertoire réellement arrêté pour ce groupe
au visuel futuriste un peu kitsch. Heureusement la musique parle pour les deux
musiciens et là les doutes ne durent pas longtemps. In Slumber dégage
une réelle impression d'énergie électrique grâce
à ses rythmiques soutenues, à son riffing musclé et inspiré.
Des plans acoustiques se glissent quelquefois avec un peu plus de douceur dans
les morceaux pour appuyer le caractère émotionnel propre au groupe,
proche d'un certain Rotting Christ époque " A Dead Poem ".
Une belle surprise en définitive que ce Metal carré et évolutif,
chargé en mélodies et surtout en puissance, qui a su tirer de
divers styles les éléments prompts à servir une seule et
même musique.
Satha
IRON
MAIDEN " Dance Of Death "
CD 80
Heavy Metal
UK
Cela fait déjà plusieurs fois ces derniers jours que je laisse le nouveau Maiden creuser des sillons dans ma platine. Et à chaque écoute, je me pose l'inéluctable question: " Est-ce toujours le même Maiden que celui d'il y a vingt ans ? ". Question stupide pour certains qui - pourtant - n'est pas dépourvue de raison d'exister. Je sais bien que Maiden restera toujours Maiden, mais deux décennies, ça représente tout de même un sacré laps de temps - une tranche de vie qui n'est pas sans compter un vieillissement de l'être dans son entièreté physique et spirituelle. Hé oui, les étoiles du Heavy Metal ne sont plus les monstres de fraîcheur qu'ils étaient à la grande époque ; difficile de le nier Mais attention, ne nous méprenons pas : Bruce et ses acolytes sont loin de tomber en décrépitude ! " Dances Of Death " en est la preuve auditive la plus tangible... Les riffs sont bien tapés, les soli et duels de gratte reflètent un sens de l'esthétisme et de l'harmonie tous deux toujours bien présents et question composition, c'est encore le top. Bien sûr, l'album a parfois le désavantage d'être un poil prévisible (depuis le temps, vous pensez bien que le secret de la recette Maiden a été percé plus d'une fois ), mais il n'en est certainement pas mauvais pour autant. Dire que la fin de Maiden est proche n'est peut-être pas incorrect, mais je crois qu'ils peuvent encore tenir un bout de temps avant qu'on ne doive les recouvrir de grosses pelletées de terre humide
RNO
EMI Belgium
K.A.
" Close-up "
CD 80/100
Brutal Metal
France
A ne pas confondre avec un autre groupe français qui squatte les chaînes commerciales avec une musique pour midinettes boutonneuses et attardées, K.A. n'a vraiment rien à voir avec une musique aseptisée. Le groupe parisien semble plutôt avoir un penchant pour tout ce qui sonne violent et puissant. Rarement un groupe (K.A pour Kick Ass) n'aura si bien porté son patronyme. " Close -up " est avant tout, le travail d'un trio rodé au travail d'écriture et de mise en musique. Ce qui marque le plus à l'écoute des huit titres de cet album est la maturité de ce groupe caméléon. K.A. associe une multitude de références et d'influences diverses pour créer son propre univers musical. Un titre comme " Illusion Of Life " est un parfait exemple de ce à quoi K.A. veut arriver ; une base old-school Death Metal à la Napalm Death , Morgoth où la rythmique est à la fois lourde et oppressante, couplé avec une approche quasi hypnotique emprunté aux groupes d'industriel Metal à la Fear Factory le tout rehaussé de vocaux mi Death Metal, mi Hardcore. Ca sonne un peu Deathcore, mais ce n'est pas vraiment ça non plus un véritable caméléon musical. K.A. n'est pas le seul projet à tenter ce genre d'associations, mais c'est un des plus aboutis du moment.
Georges
KRALIZEC
" Origin "
CD 87/100
Black/Death Metal
Canada
Maquiavel Music n'est pas le label le plus actif en termes de sorties le climat portugais est peut être trop généreux pour inciter à autre chose qu'à la sieste. Toujours est-il que Maquiavel Music produit peu mais produit bien. Kralizec débarque de nulle part ; ils viennent bien du Québec, province francophone du Canada, mais j'avoue ne jamais avoir entendu une note de leur musique avant ce " Origin ". Le trio a tout (vraiment tout) pour plaire et pour s'imposer comme une valeur sure de la scène Black/Death. Les compositions sont fouillées, originales et pourtant toujours accrocheuses, les vocaux alternent parties ultra gutturales et passages plus clean sans jamais lasser. Tout simplement génial de la première note de " Kralizec " et son intro à la dernière de " Néant " et de son outro, Kralizec nous épate de par sa grande maturité et originalité. Pour avoir trouvé un son personnel et directement reconnaissable ; pour avoir trouvé le juste équilibre entre force primaire et intelligence de composition, Kralizec peut se targuer d'avoir composé un des meilleurs albums de ces derniers mois. Excellent.
Georges
Maquiavel Music / Adipocere
LEPUS
"The Myths Of Man"
demo CD-R 74/100
Heavy Stoner Rock Metal
USA
Réunissant des ex-membres du groupe Atrocity (agissant férocement à l'époque dans un registre Grind/Death Metal ; Rich à la basse et Jeff derrière les fûts) et du combo Blastmat (à tendance Hardcore/Punk ; Phil au chant), Lepus surprend par le choix spontané de son orientation musicale. En effet, les quatre américains - faisant partie intégrante de la scène underground - ont délaissé le côté agressif et brutal de leurs formations précédentes respectives pour nous servir du pur son Heavy Rock, fortement teinté seventies. Basse groovy, rythmiques entraînantes, batterie métronomique au possible, chant Heavy passant d'une octave à l'autre et solos de guitares interminables et incessants, assaisonnés par un effet Wha-Wha de qualité première sont les principaux ingrédients des six compositions originales proposées. La production reste cependant le point faible de cet enregistrement autoproduit (un ensemble sonore fortement compressé, n'empêchant pas cependant que l'on puisse distinguer la totalité des arrangements), et c'est fort dommage, puisque aujourd'hui la concurrence est rude dans ce créneau. Car c'est aux côtés de nombreuses formations (Nebula, Unida et Hermano, pour citer les plus populaires), que Lepus devra jouer des coudes afin de trouver un label digne de ce nom pour l'enregistrement de son premier album. A noter un logo assez disgracieux et une pochette dans le même veine, c'est-à-dire d'un goût esthétique à part. Mais ce ne sont que les à côtés Tentez tout de même d'ouïr cette première démo.
Ph.
http://mywebpages.comcast.net/lepus
MALMONDE
"Malmonde"
CD 83/100
Industriel/Death/Thrash Metal
France
Richesse et profondeur sont les caractéristiques principales de ce nouvel opus grenoblois grâce auquel Malmonde peut espérer une percée rapide hors-hexagone française. C'est un premier album déjà mûr, aux compositions variées et étonnements accrocheuses - atouts déterminants pour ces cinq mélomanes qui n'ont pas échappé au label Osmose. Ce dernier a en effet, pour la première fois, réédité cet enregistrement à l'origine entièrement autoproduit. Assailli de toute part dès la première écoute, je fus incapable de me rendre compte réellement du potentiel ravageur de ces 8 titres (dont un remix de la première plage "Remix w.o.s. v2.0" par Brett du groupe admirable, Kalisia). Plusieurs écoutes m'ont été nécessaires pour pouvoir apprécier pleinement ces variations de tempos et changements d'ambiances incessants, ces nappes drues et planantes, ces samples savamment agencés Ces guitares tranchantes, propres et nettes, sachant par moments se faire plus discrètes pour laisser plus de place aux atmosphères à consonance ambiante (parfois même Techno ou Electro pure et dure). Bien que l'ensemble sonore dégagé soit presque unique, Loudblast (en particulier pour le chant, appelant par touches celui de Stéphane Buriez), Samael ou encore, And Oceans peuvent être cités comme influences parfaitement bien digérées Les titres "C Mal" et "Machine", entièrement chantés en français, devraient permettre enfin à notre langue - trop souvent mise à l'écart par les musiques extrêmes - de s'exporter et acquérir une certaine notoriété (y voir dans cette remarque, le constat de la parfaite combinaison de compositions interprétées dans les deux dialectes anglais/français). Presque un sans faute
Ph.
http://www.osmoseproductions.com
NONE
"Blackstar"
CD 75/100
Neo-Metal
Pologne
Aux côtés de nombre de formations au goût extrême - Vader et consorts pour exemple, None (formé tout récemment, en 1999) est le digne représentant polonais d'une musique plus américanisée et au penchant bien plus Neo-Metal que ses camarades. Comme pour tout mélomane qui se respecte en ces froides contrées, les choses ne sont pas prises à la légère Bien que le titre phare "Blackstar" rappelle honteusement du pur son généré par un Machine Head peu inspiré (c'est-à-dire la période couverte par les deux albums fantaisistes de ce dernier "The Burning Red" et "Supercharger"), les neuf compositions restantes (dont un remix) méritent que tout fan de Metal pêchu y prête une oreille ou deux. Il faudra cependant être adepte de riffs simples, mais néanmoins dynamiques et rentre-dedans, d'un jeu de batterie binaire, mais efficace et d'un chant le plus souvent dit "à la Rob Flynn". La production aidant, propre et gardant tout de même le côté Rock (rare de nos jours, en particulier pour ce style adulé par nombre de Kids), l'album s'écoute et s'écoule sans mal. Après plusieurs écoutes, la lassitude peut tout de même nous hanter ; d'autant plus que l'on associe certains arrangements à des combos outre-atlantique, preuve que les influences ne sont pas ou que très peu digérées : Korn pour "Hard On My Way" et "Closed System", Slipknot, Static X Quand on sait que None a ouvert certains concerts pour Machine Head et Soulfly
Ph.
Metal Mind / Pitchfork Promotions
OBSCURCIS
ROMANCIA "Obscurcis Romancia"
CD 61
Black Metal
Canada
Autoproduite et distribuée par Local Distribution sur le territoire canadien, cette sombre et maléfique galette n'offre finalement pas grand-chose d'autre que du Black Metal bien classique, voire carrément ennuyant pour certains. Certes, les synthés apportent une (très) légère touche personnelle, mais l'ensemble reste bien trop linéaire pour que l'on se sente intègre en parlant d'originalité. On pourrait s'en foutre; c'est sûr... Mais uniquement si la musique ne souffrait d'autres maux; ce qui n'est malheureusement pas le cas ici! Obscurcis Romancia n'est en effet que rarement maître de ses élans fougueux et s'embourbe donc souvent dans une mer de boue épaisse où seuls règnent tempi aléatoires, dérapages harmoniques et autres pertes de contrôle. Les oreilles moins entraînées n'y porteront aucune attention, mais cela n'empêche qu'il y a encore du boulot, surtout au niveau de la synchro... Au niveau de la voix, tout n'est pas rose non plus... Déjà, les textes (en français) semblent être l'uvre d'un poète de troisième zone, mais en plus, sur un plan purement vocal, c'est franchement lourd à digérer... Imaginez Dani (COF) avec un gros mohair dans la gorge et faites le s'époumoner. Voilà; c'est à peu près ça... Maintenant, je ne voudrais pas non plus que l'on croie qu'Obscurcis Romancia est un de ces groupes qui n'a rien fait pour bien faire les choses. Car - je vous assure qu'on le sent bien - ils ont essayé. Mais ils ont peut-être voulu aller un peu trop vite... C'est très bien de vouloir se surpasser, mais il faut en avoir les moyens!
RNO
PSYCHOTOGEN
" The Calculus Of Evil "
CD 81
Death/Thrash technique
USA
Une chose est certaine, c'est que Psychotogen a plus d'un tour dans sa besace ! " Might Is Right ", le premier morceau (qui porte drôlement bien son nom, soulignons-le ) bourre archi-sec dans le tas - histoire de faire affluer suffisamment d'adrénaline dans nos veines - mais dès le deuxième, les quatre zicos américains commencent à jongler avec leurs instruments, mettant à nu des contrastes musicaux qui se transforment lentement mais sûrement en un réel déploiement de technique qui ne laissera aucun connaisseur indifférent. Certains passages acoustiques révèlent même une certaine finesse qui, dans le genre, est souvent reléguée en arrière-plan, au détriment de l'esthétisme qui se marie pourtant si bien à la brutalité si virile du Death Metal. Cela dit, n'allez pas vous imaginer qu'ils y ont mis les violons et, les troupes du Sacré-cur et tout le toutim ! Absolument pas. Psychotogen reste bel et bien fidèle à ses racines Techno-Thrasheuses et sait vous ramoner le trou à coups de powerchords bien gras et ravageurs. A bon entendeur Podâk !
RNO
http://www.crashmusiceurope.com
ROSWELL
" Void "
CD 80/100
Thrash Death Metal
Sweden
Nom étrange pour un groupe de Death. Je pensais au départ qu'on s'était trompé de destinataire et que ce Roswell devait être réexpédié à celui ou celle qui s'occupe du Nu Prog Metal. Il n'a pourtant pas fallu longtemps pour me convaincre (juste deux titres) que Roswell officie dans le Death/Thrash ultra ravageur et que ce " Void ", qui est le premier opus du groupe, est un tout bon album. Les vocaux hurlés et parfois limite aigus manquent peut être d'originalité, mais sûrement pas de puissance ni de violence ! Le seul gros reproche que l'on peut faire à ces Suédois est d'abuser d'une base rythmique un poil répétitive. Certains titres, comme " Sista Dance (Phlegethon) " ou "Utfärden (Exodus) ", présentent une rythmique assez lourdingue, parfois même limite pachydermique tant l'ensemble manque de variation et d'originalité (un peu comme le dernier Arch Enemy, " Anthems Of Rebellion ", par exemple). Ceci dit, n'allez pas vous imaginer que " Void " manque de saveur, car hormis ce léger défaut, l'ensemble est de qualité et peut rivaliser avec les meilleures productions scandinaves (et donc mondiales) du genre.
Georges
SLUDGE
"As A Man Thinketh"
CD 54/100
Hardcore/Fusion Metal
USA
Difficile après une première écoute d'évaluer le style dans lequel évolue Sludge, groupe underground comme il en existe tant en Amérique du Nord : parfois Hardcore Old-School (Jerk Off), de touche Fusion à la Suicidal Tendencies par instants (Happy To Be Ignorant ou bien comme en témoigne par moments la basse au son slappé), ou bien simplement Thrash Metal basique (Shinsplint, The Royal Shaft) Les choses ne sont, semble-t-il, pas encore parfaitement définies. L'album peut se décomposer en tous les cas en deux parties distinctes. La première, pour laquelle les plans de guitares, basse et batterie s'enchaînent, bien souvent avec peu de cohérence. Une voix nasillarde, tantôt pleurnicharde, tantôt gueularde, tente malgré tout de rompre la monotonie des compositions. Et une deuxième, dont les quelques plages sauvent la mise, tels que les titres un poil plus inspirés "Aftercrawl" et "Useless", faisant appel à des atmosphères mieux contrôlées (alternance de passages sauvages, brutaux et de séquences relativement plus calmes) permet de se faire une meilleure idée sur le potentiel de ce combo US. En définitive, pour un cinquième enregistrement, nous aurions pu attendre une certaine maturité de la part de Sludge, qui fait malheureusement défaut à ce nouvel opus.
Ph.
SULACO
"Sulaco"
MCD 80/100
Hardcore/Death Metal
USA
Ce combo américain, ne se contentant pas du peu, sort ici son tout premier mini-CD quatre titres sur Relapse Records (rien que ça ). Agissant sous la forme d'un trio dévastateur (dont le guitariste et chanteur Erik Burke ayant récemment participé à la reformation de Nuclear Assault), Sulaco concilie brutalité et mélodies dérangeantes au travers d'une production sale et spumescente. Les riffs de guitare sont assénés à tout va de la première à la dernière strophe et sont accompagnés par une basse ronflante, épaisse et presque Noisy. Une batterie très dynamique et riche, ainsi qu'une voix monotone et crue située entre le Hardcore et le Death Metal viennent enrober le cocon sonore ainsi formé Converge et Mastodon peuvent être cités intelligemment bien que Sulaco propose une musique bien plus linéaire et bien plus monotone. L'on se rappelle d'ailleurs, l'impact qu'avait eu la sortie du très court - et surtout particulièrement frustrant - "LifeBlood" de Mastodon sur le label élitiste Relapse Records. Rassurez-vous, il en est de même ici, car ces trop courtes 15 minutes ne tendent qu'à nous alanguir. En espérant que la suite promise sera au moins dans la continuité.
Ph.
http://www.relapse.com / Petting Zoo Propaganda
THEATRES
DES VAMPIRES " Vampyrisme
"
CD 80/100
Black théâtral vampirique ?
Italie
Lever de rideau sur un cercueil de carnaval et des vampires aux dents en plastique jouant une scène tragi-comique rires et applaudissements ! Voici la réédition du premier album de Theatres des Vampires, album entièrement réenregistré par les membres du groupe et sur lequel figurent de surcroît des bonus tracks - on n'a pas fait les choses à moitié ! Donc, effectivement le son est très bon - reste à évoquer le contenu. Rien d'étonnant à ce qu'un membre de Cradle (Gyan Pyras) soit présent au sein du line-up. A l'écoute de l'album, on a en effet affaire à une sorte de Cradle version encore plus allégée. Bien sûr, cela sonne Black Metal, mais ce n'est qu'un détail, le groupe se fondant principalement sur des orchestrations grandiloquentes et dynamiques, des échanges verbaux théâtralisés, des chants clairs chevrotants et maladifs (pour ne pas dire faux par moments), bref tout ce qui fait l'attirail gothique intégré dans une sauce Metal, à tel point que le Black se résume à la structure porteuse de tout ce dispositif artistique. L'album est très accessible, plutôt Heavy et ne vous cassera pas les oreilles : nous avons effectivement ici un parfait exemple de Black Metal récréatif et très narratif favorisant une démarche imaginative. Les " true " cracheront dessus, mais on s'en fout. De toute façon les " True " ne servent à rien Les claviers et orchestrations sont, vous l'aurez compris, largement favorisés ici, ce qui n'empêche pas quelques plans de gratte sympathiques et des cavalcades à la Cradle tout à fait à leur place. Les personnages de cette farce macabre sont hauts en couleurs, tout cela est très expressif et plaira aux amateurs d'hémoglobine de pacotille, car " Vampyrisme " possède le charme évocateur des nanars, leur candeur, et surtout leur éclat " profondo rosso ".
Satha
http://www.beyondprod.com / Masterpiece Distribution
THE
GATHERING "Monsters"
MCD 75
TripRock
Pays-Bas
Bon, le coup du single avec 5 remix du même morceau, c'est un brin douteux, mais que voulez-vous, il faut bien que les fans aient de quoi se mettre sous les crocs en attendant la sortie du prochain The Gathering... Et tant qu'à faire, autant leur refiler quelque chose de pas trop compliqué à mettre en place. Pourquoi pas, après tout Ca laisse le temps au groupe de se concentrer sur de nouveaux morceaux et puis, il faut avouer que les remix sont plutôt bien fichus et également assez variés. Donc, en définitive, on peut dire qu'on en a pour son argent lorsque l'on acquière ce disque... Surtout qu'en bonus, vous retrouverez (oui, oui, toujours sur ce même maxi !) une plage CD-Rom avec des extraits live assez " faits maison ", mais finalement fort sympathiques. Sur l'un d'eux, vous aurez même droit à la charmante Kristin Fjellseth (Pale Forest) pour un intéressant duo sur le titre " You Learn About It ". A part ça pas grand-chose de croustillant à signaler... Vivement la suite !
RNO
http://www.psychonautrecords.com
THY
NEMESIS "Forgotten Dreadful Legends"
CD 60/100
Black Metal
Autriche
Ok let's fucken'go ! True Black Metal et compagnie : ce que l'on a ici n'est ni plus ni moins qu'une production classique de Black et difficile de dire mieux. Le groupe revendique une identité musicale liée sa nationalité mais cela ne se ressent pas vraiment dans la musique qu'il délivre au long de cet album. Black Metal traditionnel, rapide, brutal, agrémenté de riffs supersoniques au son mordant et d'une batterie un peu en retrait comme le veut la coutume. Pas facile de différencier l'ensemble du projet d'un autre groupe. On a bien quelques claviers qui se promènent çà et là, tout aussi lointains que les fûts et puis ces riffs qui ne vont pas chercher bien loin... Il faut attendre le troisième morceau, " Ratcatcher ", pour avoir l'agréable surprise d'une dérive mélodique totale et d'un véritable refrain, surprenant, d'inspiration folklorique car basé sur le conte populaire " Le joueur de Flûte de Hamelin ". Le plus surprenant en vérité, c'est le côté lumineux de la mélodie, rendu par les quelques notes cristallines de claviers qui virevoltent en fond. Une perle rare au sein d'une suite de pierres plus banales dans le collier de ténèbres de ce " Forgotten Dreadful Legends ". On retrouve parfois dans les autres pistes les petites boucles de piano, mais d'éclat plus terne. L'essoufflement est général pour les derniers morceaux, à l'exception d'un ultime sursaut mélodique à la conclusion. Thy Nemesis tente bien de se démarquer mais les tentatives sont encore timides, pourtant certains indices laissent deviner un potentiel qui reste à concrétiser. Si le groupe sait développer ses ambitions artistiques, alors tout espoir est permis pour la suite.
Satha
TRIPOD
"Data Error"
Advance CD 55/100
Neo-Metal
France
Si ces quatre morceaux sont représentatifs de ce deuxième album (à moins que n'aient été sélectionnés que les meilleurs compositions parmi les treize ), une chose est certaine : la production est LE (peut-être le seul ) point fort de "Data Error" (album mixé par Fred et Pendule, respectivement guitariste et bassiste du groupe Watcha, combo à présent très populaire ; en France tout au moins). Tellement propre et lisse que toute nuance semble perdue au niveau du jeu de tout instrument (sans parler de la perte de puissance et de dynamique qui se fait ressentir immédiatement dans le jeu des guitares). Débute "A Demain", titre formaté radio (mélodies simplistes et facilement mémorisables, refrain entraînant et backing vocals conventionnels) qui plaira aux fans de Tripod, le groupe surfant toujours sur la vague Neo-Metal. Suit "Hardcore Gamer" aux relents Kornien (période "Untouchables") en moins inspiré et moins redoutable, mais quelque peu efficace au regard de l'ensemble de cet Advance CD. Quelques scratchs discrets et savamment placés viennent orner "R.E.AC", titre le plus appréciable et le plus brutal (toutes proportions gardées ). Ces quatre marseillais ont au moins le mérite de chanter en français tout au long de ces 18 minutes, chose de plus en plus rare de nos jours
Ph.
http://www.sriracha-sauce.com / Bang Distribution
TRISOMY
" Entanglement "
demo CD-R 70
Melodic Metal
Hollande
Les Hollandais sont devenus les champions ; dans le genre Metal à chanteuse, ils battent absolument tout le monde ! Malheureusement, plus sur la quantité que sur la qualité... Sûr de mes idées (discutables, certes ), c'est donc avec une certaine méfiance que j'ai déposé la rondelle sur le tray de mon lecteur et... ô surprise, ça commence plutôt pas mal ! L'atmosphère est bonne, le groove tourne à merveille et malgré quelques dérapages rythmiques mineurs, un très bon goût parvient à transparaître à travers le flot de riffs qui s'écoule dans mes cavités tympaniques. Entre la chanteuse. D'abord agréablement surpris par son timbre, je sens mes maxillaires s'étirer. Ensuite, au fur et à mesure que le premier morceau avance, je commence à percevoir des tensions peu plaisantes au niveau du chant. Est-ce un simple problème d'enregistrement ? Possible Mais il est un fait que le résultat final n'est pas des plus convaincants. A mon avis, la chanteuse manque de souffle, d'où cette perte de contrôle sur les fins de phrases, les glissandos et les transitions chromatiques les plus délicates. Si j'étais à leur place, je retravaillerais le chant avant d'aller présenter Trisomy aux labels Cela évitera d'inutiles et douloureuses gamelles. Sinon, pour le reste, je trouve que le potentiel y est. Les compositions sont plaisantes, les lignes mélodiques sont entraînantes Il n'y a pas de raison qu'ils n'aient pas de futur !
RNO
UNMOORED
" Indefinite Soul-Extension "
CD 82/100
Death Metal
Sweden
" Indefinite Soul-Extension " est un album génial et pourtant j'aurais pu ne jamais entendre parler de ce groupe. Les deux premiers albums (" Cimmerian " et " Kingdoms Of Greed ") enregistrés par ce trio suédois sont sortis sur (le pas trop bien distribué) Pulverized. Autant dire que j'étais passé à coté de ces deux premiers opus. Les choses vont certainement s'arranger avec ce troisième album (puisque Unmoored a signé chez les Italiens de Code666). Pourtant on ne peut pas dire qu'" Indefinite Soul-Extension " arrive au bon moment. Une des priorités du label d'Ancône : Konkhra vient de sortir l'important " Reality Check " et il y a fort à parier qu'une grosse partie du budget promo du label a été engloutie par cet album. Comme je le disais, " Indefinite Soul-Extension " est un sacré bon album ! Enregistré au cultissime Abyss et produit par T. Tagtgren, Unmoored a mis tous les atouts dans son jeu pour s'imposer comme une valeur sure du renouveau du Death Metal suédois. Death Metal mélodique fortement axé sur les parties de guitares et sur les vocaux originaux, Unmoored peut se concevoir comme un Edge Of Sanity moderne. " Commit To The Fire " ou " Cinders Veil " sont la suite logique de ce que Dan Swanö composait à l'époque de " Purgatory Afterglow " ou " The Spectral Sorrow " le tout survitaminé à la puissance 10. En un mot comme en cent, " Indefinite Soul-Extension " est un album que tout fan de Death Metal suédois se doit de posséder ou à tout le moins d'avoir écouté au moins une fois. De mon coté, je pars combler de grosses lacunes et je vous reviens après m'être procuré les deux premières réalisations d'Unmoored.
Georges
VENGINCE
" Vengince "
Self Released CD 83/100
Metalcore/Thrash
U.S.A.
Ce groupe originaire de la Bay Area nous délivre un mélange assez original fait de Metalcore, Thrash (origine géographique oblige) et parfois de Post-Hardcore. Les membres de Vengince parviennent à fondre toutes leurs influences pour qu'en ressortent des titres plutôt cohérents, alliant l'agressivité du Hardcore (chant) à la technique du Metal (guitares). Contrairement au Metalcore traditionnel donc, le groupe apparaît comme privilégiant la technique et les racines Metal authentiques, évitant les riffs simplistes style SLAYER de 3ème zone, comme c'est trop souvent le cas dans ce genre. Outre le Thrash Metal, le Power Groove figure aussi parmi les influences du groupe, qui aime varier les tempos. Et même le chant, qui au départ sonne très Metalcore, finit par rappeler pas mal de chanteurs Thrash Metal du début des années 90, démontrant que la frontière entre les styles est souvent très subjective, dépendant des genres marquants du moment. Seuls quelques passages un rien plus "catchy" manquent pour rendre le tout vraiment excitant.
Steph
VIOLENT
ASYLUM " Violent Asylum demo 2003 "
Demo MCD 75/100
Death Thrash Metal
England
Depuis le temps qu'on nous parle (enfin surtout la presse spécialisée anglaise) d'un renouveau de la scène Metal en Angleterre, on finit par ne plus trop y croire. L'Angleterre, pays du Metal ? Oui, peut-être... Mais alors uniquement à l'époque des Maiden, Priest et autre Saxon, car pour le reste, rideau, il n'y a pas grand chose à entendre ! Bien sûr, il y a eu des groupes un temps géniaux, comme Lawnmower Death (surtout le premier album), Paradise Lost (jusque " Shades Of God ") ou encore My Dying Bride et Cradle Of Filth, mais je doute qu'on puisse réellement parler d'une véritable scène underground anglaise. L'ensemble de la production manque souvent de saveur et d'originalité. Si comme le dit la bio le titre " Relentless " a trôné quelque temps en tête des charts de Thrash Metal au Royaume-Uni, il y a fort à parier que les choses ne vont pas beaucoup changer au royaume de sa Gracieuse Majesté. Violent Asylum n'est pas un mauvais groupe (du tout) et les quatre titres de leur nouvelle démo (la première avait été enregistrée sous le nom de Decay ) ne pourront déplaire aux fans de Thrash/Death de la première heure. Le problème, c'est que l'ensemble manque du minimum d'originalité et d'inventivité : c'est bon, parfois même très bon mais on ne peut jamais se départir du sentiment d'avoir déjà entendu tout ça des dizaines de fois auparavant. Donc, une bonne démo quand même, mais qui n'a rien de transcendant et qui risque de passer relativement inaperçue dans le flot des sorties actuelles.
Georges